"Considérer la mort avec les yeux ouverts.
Parce qu'elle est inéluctable.
Ne pas la craindre, ne pas abdiquer devant elle.
L'admettre et la combattre.
Et faire naître en soi la sagesse quand le moment vient.
Quand elle frappe autour de soi : les êtres qu'elle abat, ils continuent de vivre dans le souvenir de ceux qui demeurent.
Ils vivent encore parce que l'univers est une éternité qui se transforme.
Et l'homme est une parcelle de cet univers et donc de cette éternité.
Comme l'univers, il se transforme.
Sa mort, à ce point où la vie éclate, est un passage.
Car la vie dans l'univers ne cesse pas : elle est éternelle.
Et la mort n'est qu'une fin de forme de vie.
Qui renaît ailleurs sous mille formes nouvelles."
"Etre fidèle à ceux qui sont morts ce n'est pas s'enfermer dans la douleur.
Il faut continuer de creuser un sillon : droit et profond.
Comme ils l'auraient fait eux-mêmes.
Comme on l'aurait fait avec eux. Pour eux.
Etre fidèle à ceux qui sont morts c'est vivre comme ils auraient vécu.
Et les faire vivre en nous.
Et transmettre leur visage, leur voix, leur message aux autres.
A un fils, à un frère, ou à des inconnus, aux autres quels qui soient.
Et la vie tronquée des disparus alors germera sans fin."
Martin Gray.
vendredi 22 février 2008
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