samedi 5 janvier 2008

Pensée plutôt 'Tao' du samedi 5 janvier, plutôt yin et pluvieux

Parce que le temps d'aujourd'hui est à la pluie, alors il invite le yin et la mélancolie...
Et la joie de regarder à l'intérieur de soi ce qui s'y passe dans le moindre détail...

Le yin peut-être instabilité du féminin ou/et l'ouverture, le lâcher-prise, le repos, et la mise en gestation d'idées et de pensées qui donneront naissance à la création et à une renaissance.
L'hiver, le gris, le froid, l'humidité, la fatigue, le manque de lumière de la saison, la petitesse des journées, la mise en rupture de mes rythmes personnels, dus au changement de cadre, de mode de vie m'avaient ramenée dans le yin et son cortège de tristesses et mélancolies.

Mais c'est 'l'après de vagues déferlantes d'émotions', générées par de l'action, c'est le creux obligatoire de l''après la pression', qui est la dépression, qui doit être vécu comme un rythme de mise en repos et remise en équilibre, ou le corps se calme quand l'esprit travaille à analyser ce qui l'agite et à se remettre en forme pour se calmer et retrouver son énergie positive.

Alors, j'ai peur parfois, de l'ampleur de la vague de cette Mélancolie, de l'ampleur de l'angoisse qu'elle peut générer, avec la peur de ne pas voir de limite à la tristesse du cortège de souvenirs de moments heureux passés, transformés en regrets dans le présent.

Tout ce travail de l'esprit et de l'imagination des souvenirs liés aux sentiments de plaisirs révolus m'épuise.
Mais cette douleur est profondément génératrice d'une autre formidable vague qui me pousse, comme la personne sous l'eau qui panique, en train de se noyer, à appuyer de toutes mes forces sur mes talons et la base de mes pieds pour remonter.

L'énergie magique de ce courant à cet instant qui me traverse est une présence d'énergie palpable:

Le désir de vivre est éminemment présent en cet instant, avec le désir de faire ou créer quelque chose de réel et bien vivant, bien présent, rassurant...qui me relie au monde du réel.


Cette mélancolie dont la cause est l'attachement et les détachements affectifs successifs et frustrations vécues dans ma vie qui avance, engendre l'envie d'expulser cette tristesse sous la forme d'un objet créé par mon imagination : nouveau poème, nouvelle idée, nouveau dessin, nouveau projet, nouveau bébé blog à réaliser...toutes nouvelles naissances en somme.

Je cherche à créer de nouvelles belles images et souvenirs non liés à des personnes qui pourraient disparaître plus tard de ma vie mais à des éléments persistants comme la nature et son éternel recommencement dans les saisons...
Travail de détachement de ce qui fait mal parce que ça a fait beaucoup de Bien avant

Alors ce blog est mon tout petit dernier né qui commence à faire partie d'une véritable petite famille que j'aime nourrir régulièrement, soigner et faire grandir.
Il sera celui où je transfère mes pensées et émotions liées à l'observation de mon jardin extérieur qui est relié à mon jardin intérieur, qui conserve en mon coeur une petite partie de jardin secret et d'intimité.

Comme mon regard se veut zen, il commence aujourd'hui par l'observation de ce qui m'y fait le plus penser : la présence nombreuse de bambous dans mon jardin.




Ceux plantés au sud, forment un rideau très haut, avec des petits troncs assez conséquents, pour l'accueil du parking des invités

Le bambou pousse dans l'humidité du terreau et le mystère de petits coins à l'ombre , riche et léger : plutôt yin!

Il a le pouvoir de m'apaiser par le léger bruissement de ses feuilles fines, longues et légères.
Il a la grâce féminine de s'offrir avec souplesse à l'élément vent qui le caresse.
Il vit en 'bande' colonisant par marcottage où il niche, formant écran ou rideau à la fois isolant et léger.


Ici, côté nord, il y a un véritable rideau de bambous et un petit chemin un peu mystérieux derrière !


Il possède une magie bien étonnante d'être juste une graminée ( et pourtant dans le jardin il y a une des 2 espèces qui atteint bien les 4 mètres ) et de ne fleurir parfois juste une fois dans sa vie, parfois jamais.


Nous avions assisté à ce phénomène étonnant, toutes les graminées d'une région peuvent fleurir en même temps, et la plupart du temps vont en mourir d'épuisement.

Leur apogée est aussi leur fin , voilà de quoi méditer.


Toutes les informations sur les bambous sont là, c'est passionnant.

Nous avons des bambous qui mesurent dans les 2 mètres, d'autres d'une autre espèce atteignent bien les 4 ou 5 mètres.

NathieViT

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